Contrairement aux infos fantaisistes affichées dans la fenêtre d’installation, l’application s’installe assez rapidement en fait, au moment ou cette capture a été réalisée, l’installation était pratiquement terminée. Vous ne trouverez pas alors une jolie appli dans votre dossier mais un vilain sous-dossier de presque 200 Mo contenant un logiciel « Diagonal Menu » que vous pourrez retrouver dans la barre de menus des applications supportées et qui affiche une vingtaine de mégas dans le moniteur d’activité, et se charge d’implanter les plug-ins à la volée dans les dossiers ad-hoc, de lancer Prolexis lui-même (une autre vingtaine de mégas d’allocation mémoire) et surtout de gérer la présence de la sainte license. Je suis persuadé qu’une belle icône (redessinée donc) abritant l’ensemble de ce barnum qui n’a pas besoin d’être accessible en permanence aurait été d’un meilleur effet, mais on pressent ici le poids historique d’un correcteur assez ancien. pourvu que ça change !
Après installation sous Mac OS X 10.7.x (Lion) et contrairement aux systèmes précédents, on remarque tout de suite le temps assez long ajouté au démarrage de l’ordinateur et au lancement de chaque application gérée. Dans le cas d’XPress, ça se ressent assez bien (et ça se vit assez mal). C’est, il faut le souligner, inversement proportionnel à la réactivité de la correction qui est bluffante.
Après installation, si tout s’est bien déroulé, vous aurez une palette de plus dans XPress (cf illustration ci-contre) et un menu supplémentaire matérialisé par une simple icône « vinage » donnant accès à toutes les fonctions (et elles sont nombreuses !) de ce correcteur surpuissant.

La façon la plus agréable d’utiliser le correcteur est à mon avis la vue en équerre (cf ci-dessous) mais il est également possible de procéder en passant par une fenêtre minimaliste, ou grâce à des colonnes à gauche ou à droite. L’interface de l’application permet également de choisir des options d’affichage qui datent du temps ou Mac OS X hésitait entre l’aqua et le métal. Le lancement de l’analyse peut se faire via la palette (en chaînant éventuellement plusieurs corrections simultanées : orthographe, grammaire…), via le menu, automatiquement au moment de l’impression ou de l’enregistrement du document, il ne manque en fait que le menu contextuel pour parfaire l’ensemble. Le correcteur en équerre peut se voir attribuer à l’ouverture un facteur d’agrandissement de 100 à 130%. Ce facteur de zoom est nettement insuffisant pour des documents en petits corps et dans les versions précédentes, ça n’était pas vraiment gênant car on avait toujours accès au zoom d’XPress via [ctrl]+v : ça n’est plus le cas et on peut maintenant considérer la chose comme un affreux bug très gênant. Heureusement qu’il reste le 200% du menu « Affichage » qui est toujours actif.

La correction en elle-même est rapide, instinctive, les choix proposés sont souvent judicieux et il est toujours possible d’entrer du texte dans le document en cours de correction ce qui est un plus indéniable. Au niveau typographique, prolexis est depuis longtemps LA référence absolue, sa gestion des espaces est impeccable et, comme toujours, largement paramétrable. Un code couleur permet de distinguer les types de fautes relevées par le logiciel, et la gestion des dictionnaires personnels et temporaires adapte les corrections pour chaque cas.

FIN DE LA 1ERE PARTIE…