août 292012
 


Pour continuer notre saga PDF2DTP (voir l’épisode précédent : PDF2DTP saga : conversion de fichiers illustrator), j’ai voulu cette fois m’attaquer à un fichier PDF très complexe. La conversion de longs textes multicolores et de tableaux a été abordée généreusement dans les divers tests publiés sur le net, et il me tardait de voir ce que ça donnerait avec des fichiers plus en rapport avec mon activité et comprenant maints pièges comme des dégradés semi-linéaires, des images détourées, des fichiers illustrator avec transparences, des textes transparents, des masques de détourages, des textes sur des chemins, etc.

Première constatation : PDF2DTP ne s’en sort pas si mal : en gros sur ma page test, il ne manque que le titre, ce qui est assez étrange car le même titre est par ailleurs très bien géré sur une mise en page un peu moins complexe. Si c’est une question de taille de mémoire, c’est d’autant plus étonnant que le temps nécessaire pour cette conversion a été vraiment très court, de l’ordre de 30 secondes.

Passons au détail de la conversion. Le dégradé semi-linéaire (1) est bien converti à l’identique dans QuarkXpress, mais si le blanc est remplacé par aucune couleur, alors PDF2DTP transforme l’ensemble en image haute def importée (au format TIFF) et la place dans le dossier de conversion. Les débords sont correctement gérés, ainsi que les hirondelles. Ce dernier aspect est plutôt fâcheux puisqu’il faudra les retirer manuellement du fait que Quark génère ses propres repères lors de l’impression ou de l’export en pdf, et qu’on les y retrouverait en double.

Pour le titre de la page (2) qui était composé de 4 blocs de texte avec transparence, seule la partie chevauchant la grande quadri a été correctement rendue , mais sous la forme d’un TIFF importé. J’ai noté à ce propos un détail intéressant au sujet de la conversion, c’est que PDF2DTP tente de placer dans un même bloc de texte les éléments qui le peuvent afin de composer une mise en page la plus « propre » possible. dans le titre manquant (ci-contre), on voit bien que le H et le K qui ont une transparence de 60% ont été regroupés dans un bloc avec un interlignage inférieur au corps de texte : ils étaient dans deux blocs séparés sur la maquette qui a servi à réaliser le pdf. De la même façon, le reste des textes qui n’avait aucune transparence a également été regroupé dans un seul bloc de texte au lieu des deux blocs d’origine.

L’image Tiff (3) avec son masque de détourage vectoriel a bien été récupérée en haute def (à la dimension utilisée dans la maquette), le nom du masque également. Comme le texte sur le chemin (4), on frise la perfection. Bien sur, la teinte du texte a fait l’objet d’une création de nuance dans la palette de couleurs Xpress, ainsi que le style de caractère et le style de paragraphe. Le placement est absolument identique à la maquette de base.

Pour le petit bloc de texte (5), une erreur est survenue, aussi étrange que pour le titre de la page : en effet, ce dernier a été déplacé vers le bord de page. Il se trouvait à l’origine à l’intérieur des marges du document. Étrange.

Le fichier illustrator (6) contenait moult ombres, transparences et autres effets. PDF2DTP s’en sort haut la main avec une série de Tiff importés reproduisant l’image à l’identique. Là, c’est carrément bluffant.

Enfin, sur cette mise en page figurait un petit texte multicolonnes avec une lettrine (7). Je n’ai pas bien compris pourquoi PDF2DTP n’avait pas conservé cette lettrine et avait créé un bloc pourtant parfaitement aligné sur la gauche du texte. Du coup, on se retrouve avec un style de paragraphe pour les trois premières lignes qui inclut une marge gauche pour la lettrine.

En conclusion de ce torture-test, on peut dire que PDF2DTP est plutôt bien né, même s’il reste du mou pour des évolutions futures. Même si la récupération de longs textes est sa vocation première, j’ai été particulièrement impressionné par sa façon de récupérer divers éléments complexes comme les textes sur des chemins ou même les images pour lesquelles il s’en tire mieux que Photoshop qui sera par exemple incapable de récupérer le chemin de détourage de l’image (3). Il m’arrive assez souvent dans mon flux de travail de devoir recourir à Photoshop pour récupérer des images dans un fichier pdf, eh bien c’est désormais du passé.

PDF2DTP est encore pour quelques jours en promotion avec la mise à jour de QuarkXPress, c’est le moment d’en profiter ! A près cette période de promotion estivale, et pour ceux qui ont déjà procédé à leur mise à jour, rendez-vous sur le site de l’éditeur Markzware.

 

jan 202011
 

Export de zones de-composition avec Markzware ToolsJe me suis demandé comment les Markzware Tools exporteraient un document rempli de zones de composition vers des versions antérieures de QuarkXPress. J’ai donc repris le bon de commande réalisé dans un post précédent et exporté de la plus simple façon qui soit vers QuarkXPress 6.x.

En fait, la conversion s’effectue en convertissant toutes les zones en eps. Le résultat est parfait au niveau de la sortie, comme vous pouvez le constater sur l’épreuve ci-dessus (version native et version 6.x superposées). Le poids de votre dossier par contre s’en ressentira puisque chaque ligne a été convertie en un fichier eps distinct, alors même que nous avions 4 sortes de lignes différentes. Un travail plus propre serait alors à réaliser soit en dupliquant dans Illustrator, soit en réimportant la même ligne dans XPress. Mais bon, ça marche et c’est bien là l’essentiel ! :)

Fichiers eps créés par Markzware Tools

déc 082010
 

ID2Q et les Markztools de MarkzwareCommençons par la plus simple de ces deux Xtensions, ID2Q.

ID2Q installe 2 articles de menu : une fonction de conversion de document InDesign et un lien vers le site de l’éditeur. En tout, 7 mots. Vous remarquerez tout de suite que le premier article est traduit avec les pieds et le second est en anglais. Ça commence très fort ! Trève de plaisanteries, passons aux choses sérieuses. Autant vous prévenir que l’utilisation de cette XTension risque bien de couvrir votre Bureau de dossier « Quark Rescue Folder ». Ça ne signifie pas que la conversion ait échoué mais les plantages de l’application sont assez fréquents, il vaut mieux enregistrer son travail en cours proprement avant de l’utiliser. Pour qu’un document soit correctement converti, les liens dans InDesign doivent impérativement être à jour sinon le bloc sera grisé dans QuarkXpress mais de surcroît, toutes les informations concernant l’image importée sont également perdues : son nom, le cadrage, … Le mieux est d’ouvrir le document dans InDesign au préalable et de contrôler que les liens et les polices sont en place. Bien sur, les fonctions propres à InDesign comme les dégradés multiples ne sont pas reprises telles quelles mais la conversion est au plus proche, et des fonctions propres à InDesign, il n’y en a pas tant que ça ;) . La fonction « Updates » n’est en rien une recherche de mise à jour disponible mais provoque simplement l’ouverture dans Safari de la page générale des mises à jour sur le site de l’éditeur avec quand même une ancre sur la zone du produit concerné (sans d’ailleurs qu’il soit possible de déterminer si une mise à jour récente est disponible). En résumé, c’est un outil fort utile au quotidien mais qui ne vous épargnera pas de remettre un peu les mains dans le cambouis quand même. Je regrette quand même les plantages intempestifs, la non-correction automatique des liens et cette traduction folklorique.

Passons aux Markztools.

Le menu installé est un peu plus conséquent mais sa traduction a été faite par la même personne. Le logiciel est livré sans aide ni manuel, mais en fouillant un peu sur le site de l’éditeur, on peut y trouver un manuel (en anglais). Ça m’a été bien utile pour comprendre la première fonction, l’énigmatique « Convertir document fichier ». Il s’agit en fait de la possibilité de récupérer un document présumé endommagé et de créer à partir de là un nouveau fichier tout frais. Les différentes options donnent augmentent les chances de récupération en supprimant qui les images, qui les mises en pages, …

Le second item « Récupérer document fichier », c’est la bouée de sauvetage si la première n’a pas fonctionné. Cette fonction est sensée récupérer des bouts de fichier valides (pas pu tester, je manque de fichiers corrompus et aucun n’était livré avec).

Le troisième vérifie un document.

« Extraire le texte » vous propose de récupérer une portion de texte ou l’ensemble du texte compris dans un document. Le champ traduit « Ignorer le compte moins de x » signifie à priori que les paragraphes de moins de x lettres seront ignorés.

Les items suivants sont consacrés à la transposition des documents dans des versions précédentes de QuarkXpress. Soit on exporte le document ouvert, soit on convertit un document sans même l’ouvrir. Les documents sont alors nommés fort pratiquement « Q6_document.qxd » ou « Q4_document.qxd »

« Vérifiez mise en page avant enregistrant » effectue la vérification du document à chaque « Pomme-S », avec un temps de latence tellement gênant que je n’ai pas pu m’y résoudre. Le « Sonore de vérification » y ajoute un son. « Imposer Enregistrement sous… » vous prive carrément de « Pomme-S » et envoe à sa place un « Pomme-alt-S ». Z’aiment pas les « Pomme-S » chez Markzware :D .

[Maj] Alors qu’il est tout à fait possible d’installer une seconde version de votre license de QuarkXpress (sur votre portable par exemple), il n’en est rien pour ces deux Xtensions que vous devrez réserver à votre poste principal.

ID2Q
Editeur : Markzware (Page produit)
Version testée : 5.00.12001
Comptatibilité : QuarkXpress 8.x
Prix : 236,81€

Markztools
Editeur : Markzware (Page produit)
Version testée : 8.50.04
Comptatibilité : QuarkXpress 8.x
Prix : 473,62€