Dans ce billet, pas de visuel. En effet, je vais vous parler de workflow et mon devoir élémentaire de confidentialité ne me permet pas d’illustrer mes propos. Aujourd’hui, j’ai été confronté à un cas assez habituel : récupérer des éléments images mais surtout textes à partir d’un PDF. Il ne s’agissait plus d’un test mais d’une nécessité absolue et c’est fébrilement que je lançais la conversion.
Par bonheur, il s’agit d’un client régulier pour lequel je disposais de toutes les polices utilisées dans le document et la conversion qui n’a pourtant duré qu’une poignée de secondes s’est avérée absolument parfaite pour cette Newsletter de quatre pages. Tout était là, en place comme si le document en question sortait de mes propres archives. Les titres, les bodies avec leurs feuilles de style, les couleurs nommées, les images en haute def. Contrairement au torture-test que j’avais concocté pour les besoins du billet précédent, aucun couac.
Ordinairement, il m’aurait fallu retaper une bonne partie du texte technique, ouvrir le PDF dans Illustrator pour en extraire les corps de texte des bodies et des mentions de façon à harmoniser mon travail avec les documents préexistants, récupérer quelques teintes emblématiques, puis utiliser Photoshop pour certaines images à reprendre. Et après seulement faire mon travail de création à partir de ces briques. Aujourd’hui, je me suis concentré uniquement sur la création et ça, c’est très, très agréable.
C’est quand même dommage que cette Xtension ne soit sortie qu’en 2012 alors qu’elle m’aurait été fort utile dans les années précédentes. Une chose est sûre : c’est d’ores et déjà un best absolu de ma logithèque personnelle.
Allez hop ! 5 étoiles…

Pour continuer notre saga PDF2DTP (voir l’épisode précédent : PDF2DTP saga : conversion de fichiers illustrator), j’ai voulu cette fois m’attaquer à un fichier PDF très complexe. La conversion de longs textes multicolores et de tableaux a été abordée généreusement dans les divers tests publiés sur le net, et il me tardait de voir ce que ça donnerait avec des fichiers plus en rapport avec mon activité et comprenant maints pièges comme des dégradés semi-linéaires, des images détourées, des fichiers illustrator avec transparences, des textes transparents, des masques de détourages, des textes sur des chemins, etc.
Première constatation : PDF2DTP ne s’en sort pas si mal : en gros sur ma page test, il ne manque que le titre, ce qui est assez étrange car le même titre est par ailleurs très bien géré sur une mise en page un peu moins complexe. Si c’est une question de taille de mémoire, c’est d’autant plus étonnant que le temps nécessaire pour cette conversion a été vraiment très court, de l’ordre de 30 secondes.
Passons au détail de la conversion. Le dégradé semi-linéaire (1) est bien converti à l’identique dans QuarkXpress, mais si le blanc est remplacé par aucune couleur, alors PDF2DTP transforme l’ensemble en image haute def importée (au format TIFF) et la place dans le dossier de conversion. Les débords sont correctement gérés, ainsi que les hirondelles. Ce dernier aspect est plutôt fâcheux puisqu’il faudra les retirer manuellement du fait que Quark génère ses propres repères lors de l’impression ou de l’export en pdf, et qu’on les y retrouverait en double.

Pour le titre de la page (2) qui était composé de 4 blocs de texte avec transparence, seule la partie chevauchant la grande quadri a été correctement rendue , mais sous la forme d’un TIFF importé. J’ai noté à ce propos un détail intéressant au sujet de la conversion, c’est que PDF2DTP tente de placer dans un même bloc de texte les éléments qui le peuvent afin de composer une mise en page la plus « propre » possible. dans le titre manquant (ci-contre), on voit bien que le H et le K qui ont une transparence de 60% ont été regroupés dans un bloc avec un interlignage inférieur au corps de texte : ils étaient dans deux blocs séparés sur la maquette qui a servi à réaliser le pdf. De la même façon, le reste des textes qui n’avait aucune transparence a également été regroupé dans un seul bloc de texte au lieu des deux blocs d’origine.

L’image Tiff (3) avec son masque de détourage vectoriel a bien été récupérée en haute def (à la dimension utilisée dans la maquette), le nom du masque également. Comme le texte sur le chemin (4), on frise la perfection. Bien sur, la teinte du texte a fait l’objet d’une création de nuance dans la palette de couleurs Xpress, ainsi que le style de caractère et le style de paragraphe. Le placement est absolument identique à la maquette de base.
Pour le petit bloc de texte (5), une erreur est survenue, aussi étrange que pour le titre de la page : en effet, ce dernier a été déplacé vers le bord de page. Il se trouvait à l’origine à l’intérieur des marges du document. Étrange.
Le fichier illustrator (6) contenait moult ombres, transparences et autres effets. PDF2DTP s’en sort haut la main avec une série de Tiff importés reproduisant l’image à l’identique. Là, c’est carrément bluffant.

Enfin, sur cette mise en page figurait un petit texte multicolonnes avec une lettrine (7). Je n’ai pas bien compris pourquoi PDF2DTP n’avait pas conservé cette lettrine et avait créé un bloc pourtant parfaitement aligné sur la gauche du texte. Du coup, on se retrouve avec un style de paragraphe pour les trois premières lignes qui inclut une marge gauche pour la lettrine.
En conclusion de ce torture-test, on peut dire que PDF2DTP est plutôt bien né, même s’il reste du mou pour des évolutions futures. Même si la récupération de longs textes est sa vocation première, j’ai été particulièrement impressionné par sa façon de récupérer divers éléments complexes comme les textes sur des chemins ou même les images pour lesquelles il s’en tire mieux que Photoshop qui sera par exemple incapable de récupérer le chemin de détourage de l’image (3). Il m’arrive assez souvent dans mon flux de travail de devoir recourir à Photoshop pour récupérer des images dans un fichier pdf, eh bien c’est désormais du passé.
PDF2DTP est encore pour quelques jours en promotion avec la mise à jour de QuarkXPress, c’est le moment d’en profiter ! A près cette période de promotion estivale, et pour ceux qui ont déjà procédé à leur mise à jour, rendez-vous sur le site de l’éditeur Markzware.

L’Xtension de Markzware PDF2DTP pour QuarkXpress a été dévoilée il y a quelques semaines maintenant et de nombreux articles ont démontré sa capacité à convertir des pdf en fichiers natifs QuarkXpress. Pour la plupart, ces conversions mettent en scène des fiches techniques contenant du texte multicolonnes et des tableaux, et j’ai eu envie de rentrer un peu plus dans le détail en explorant la conversion de documents plus complexes et plus courant dans mon métier.
Ainsi, je vous propose de commencer cette série d’articles avec un type de fichier pdf un peu spécial qui est parfaitement géré par l’Xtension : le fichier d’illustration créé par Adobe Illustrator (.ai) pour peu que la compatibilité avec le pdf ait été choisie lors de son enregistrement (C’est la cas par défaut fort heureusement). Ces fichiers sont en réalité absolument identiques à des pdf, avec les fonctions d’édition d’illustrator en prime. Vous pouvez d’ailleurs en changer l’extension sans que le système y voit quoi que ce soit à redire. Et quand on choisit de convertir un pdf avec PDF2DTP, les fichiers .ai sont sélectionnables dans le dialogue d’ouverture de la même façon que les pdf de base.

la conversion est très rapide, de l’ordre de quelques secondes pour ce fichier (1), et immédiatement un document QuarkXpress est créé au format du plan de travail illustrator (2). Ce document est alors enregistré par défaut dans ~user/Documents/PDF2DTP folder/PDF2Quark folder/[nom du fichier] folder/ (paramétrable dans les préférences). Les textes non vectorisés sont parfaitement convertis (3), pour chaque teinte une nuance est créée dans la palette de QuarkXpress, une feuille de style de caractère ainsi qu’une feuille de style de paragraphes sont ajoutées dans les palettes respectives avec un nom assez explicite (4).
Notez que les textes centrés dans Illustrator peuvent se retrouver comme dans cet exemple ferrés à gauche dans QuarkXpress, tout en conservant généralement un placement correct par rapport à l’ensemble du document. Si la structure du document le permet, PDF2DTP tentera de réunir divers textes ayant les mêmes caractéristiques de teinte et d’opacité dans un même bloc de texte sur Quark, y compris en utilisant un interligne inférieur au corps de texte pour réaliser un chevauchement par exemple.
Quand le texte est vectorisé dans illustrator, chaque lettre est alors convertie en bloc d’image de forme personnalisée. J’ai alors pu constater que des erreurs peuvent survenir sur certains tracés transparents générés sans pouvoir en tirer une règle générale.

Les modes de fusion d’illustrator ne peuvent pas être reproduits tels quels dans Quark ou aucune équivalence n’est disponible, et de la même façon que les dégradés multiples, ils sont convertis au plus proche avec les outils disponibles dans QuarkXpress, générant alors des fichiers sensiblement différents qu’il faut corriger manuellement.

Avec PDF2DTP et à sa conversion de fichiers illustrator, il est possible également d’intégrer les formes de découpes directement dans QuarkXpress afin d’en faciliter l’usage (précision des points, récupération des courbes pour en faire des blocs, etc…), de convertir des logos en fichiers natifs pour en gérer plus finement la défonce par exemple, de récupérer les masques vectoriels de photos (fonction « Exporter les tracés vers illustrator… » dans Photoshop) pour les utiliser en temps qu’objets de maquette… les possibilités ouvertes sont assez étendues

Prix de lancement pour Badia ContactPage sur le Mac App Store

Certes, depuis la version 9 ImageGrid autorise la création de planches contact, mais le logiciel que Badiasoftware vient de mettre en vente sur le Mac App Store va un peu plus loin en ceci qu’il exporte les planches contact directement vers Pages, InDesign et QuarkXPress. Il permet aussi la création directe d’un pdf. En plus, à prix de lancement de 5,99€, c’est vraiment une offre alléchante…
Badia ContactPage sur le Mac App Store (5,99€ – offre limitée dans le temps)
En plus des préférences de l’application très complètes évoquées dans l’article précédent, prolexis intègre un jeu de préférences spécifiques à XPress qui vient essentiellement compléter les préférences de Quark pour la gestion de la typographie et le contexte dans lequel doit s’opérer la correction des textes. Le panneau césure permet de générer un message d’erreur à l’ouverture d’un document si les exposants et les indices ont une valeur différente de celles que vous utilisez, il vous faudra harmoniser les préférences de QuarkXPress sinon tous les documents créés génèreraient ce message. Les styles utilisés pour limiter la correction ne sont composés que d’une police, un corps particulier et/ou un enrichissement, mais ne proposent pas d’utiliser les feuilles de styles du document puisqu’ils s’appliquent à l’application.






En plus de prolexis, Diagonal propose de nombreux dictionnaires thématiques tels que Myriade Alas Mondial qui permet de situer une commune, une région, un pays sur la terre entière et s’intègre à prolexis pour y proposer la correction des noms propres directement. On ne pourra pas exploiter les cartes retournées puisqu’aucune fonction d’export graphique n’est intégrée au module. Dans la même collection, on a un dictionnaires médical, juridique, bilingue, etc.
En résumé, cette Xtension est toujours aussi incontournable et ses nombreux modules devraient combler les utilisateurs les plus pointus.
Site de l’éditeur (Diagonal) : www.prolexis.com
Page consacrée à prolexis : www.prolexis.com/prolexis
Boutique en ligne : www.prolexis.com/boutique (Prix en vigueur début 2012 : Prolexis PAO 391,09€ / Myriade Atlas 52,62€)
