J’ai re-découvert récemment sur un forum un raccourci-clavier que j’avais totalement oublié, faute de ne l’utiliser assez souvent : il s’agit du changement de police dans une même famille de caractères. Alt-F9 puisqu’il s’agit de lui, vous fera passer à la police suivante, tandis que son contraire se fera en y ajoutant la touche Majuscule (Alt-Maj-F9). Bon voyage !

Pour utiliser alternativement des feuilles de style de caractères en fonction de la longueur du texte à afficher, on peut se servir des styles conditionnels. Pour l’exemple, j’ai créé 3 styles avec différentes étroitisations de texte et les approches qui vont avec. Pour plus de lisibilité, je les ai également colorés respectivement en magenta pour la body la plus large, orange pour une légère étroitisation et cyan pour une étroitisation musclée.
Le texte de référence est composé de paragraphes avec différents nombres de mots (entre 2 et 6).
On crée ensuite un style conditionnel avec sur la première ligne « Appliquer le style body large, après, 4 mots ». Ceci revient à appliquer ce style sur les 3 premiers mots du paragraphe. Si on s’arrête là, les 3 premiers mots se verront appliquer le style et le reste des paragraphes aura le style « Normal ». (On indique 4 parce que le curseur doit pouvoir se positionner à la 4e position, après le 3e mot)
La seconde étape consiste à revenir au début du paragraphe parce que si l’on applique un autre style avec 6 mots, seuls les mots entre 3 et 5 se verront appliquer ce style. Pour revenir, on crée une commande « Aller, Remonter après, Début du paragraphe ».
On ajoute ensuite une nouvelle ligne « Appliquer le style body moyenne, après, 6 mots ». Ceci revient à appliquer ce style sur les 5 premiers mots du paragraphe. Si on s’arrête là, les 5 premiers mots des paragraphes en comportant au moins 5 se verront appliquer le style et le reste des paragraphes aura le style « Normal ».
Et ainsi de suite…

Pour évacuer, rappelons la méthode pour aligner négativement depuis les bords de pages. Voilà, c’est fait on peut passer aux choses sérieuses.
Comment saisir les coordonnées droites ou basses d’un bloc ?
Je vous ai préparé un petit pas-à-pas illustré. Tout part du fait que lorsqu’un bloc est pivoté, QuarkXpress continue à le définir par ses points de référence haut et gauche et met donc à jour dans la palette les nouvelles coordonnées. Ce qui peut parfois être ennuyeux, est aussi un outil fort utile. Démonstration.
(Pour l’exemple, j’ai créé une enveloppe commerciale et je désire placer sa fenêtre à 20 mm du bord droit.)

1. Ma fenêtre est créé, à la bonne dimension (100 x 50 mm)

2. On lui assigne une valeur de rotation de 180° (demi-tour). Personnellement, je préfère tourner le bloc manuellement avec la touche majuscule enfoncée, c’est plus rapide. Dans notre exemple, XPress affiche alors 219,5 mm au lieu des 119,5 mm (aléatoires).

3. On entre alors les coordonnées du point droit (les formules sont autorisées dans les champs). Pour un accès direct, tapez alt-maj- »M », et vos coordonnées. Utilisez la touche tabulation pour passer au champ suivant et maj-tabulation pour revenir en arrière. tapez « Enter » pour valider. Dans cet exemple, le champ contient le résultat de la formule (225-20 mm), soit 205 mm.

4. Il n’y a plus qu’à lui assigner un nouveau demi-tour et la fenêtre est en place. Les coordonnées affichées sont bien 105 mm.
Le point commun entre les formats de fichiers issus de Word (.docx) et Pages ? Ce sont tous deux des dossiers zippés, ça signifie qu’en changeant l’extension pour .zip, ils pourront se décompresser simplement et offrir les médias contenus tels qu’ils y ont été ajoutés (en conservant leur résolution d’origine). Très pratique vu que ni le glisser-déposer, ni le copier-coller ne fonctionnent avec les images entre Pages et XPress.

Les styles conditionnels font leur apparition dans cette nouvelle version de QuarkXpress, ils ajoutent au logiciel une palette spécifique nommée justement « Styles conditionnels » permettant de les créer, les appliquer mais aussi de les supprimer en conservant ou pas l’application locale des feuilles de styles et une fenêtre modale de gestion des styles dans le menu « Édition » pour importer/exporter.
Leur foncion est d’automatiser la façon dont doivent être appliquées les feuilles de style de paragraphe et de caractères en utilisant pour cela une série de règles définies par l’utilisateur. Ces règles sont de deux types : « Aller » déplace le pointeur vers une position (en avant ou en arrière) et « Appliquer » applique le style choisi selon les règles définies qui couvrent un spectre assez and de possibilités incluant certains caractères ou suite de caractères, un nombre de mots ou de caractères, le début ou la fin d’un mot, d’une phrase ou d’un article, etc.
Pour faire face à toutes les situations, et dans le cas ou cela ne suffirait pas, un nouveau caractère invisible fait son apparition : le « Marqueur de style de caractère » (dans le cercle vert sur l’illustration ci-dessous). On peut enfin appliquer ces règles à un même article en les répétant selon une règle supplémentaire baséeelle aussi sur un certain type de caractère, une suite de lettres, un marqueur genre fin de paragraphe, etc.
Notez que l’export vers les versions précédentes d’XPress ne posera pas de problème, mais bien sur seules les feuilles de styles classiques y seront exportées, conservant la mise en forme intacte.

